vendredi 3 avril 2015

Fin des avancements a la durée minimale, ratios fixes dans les décrets statutaires : des propositions inacceptables pour la Fonction Publique Territoriale !

Lors de la réunion d’ouverture des négociations sur les Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations, certaines propositions visant notamment la Fonction Publique Territoriale ont été avancées par Mme Lebranchu et son cabinet.
Force Ouvrière considère que plusieurs d’entre elles sont tout simplement, inacceptables.
Fixation des ratios promus/promouvables dans les décrets statutaires :

Cette disposition bloquerait, quasiment, toute possibilité d’améliorer les ratios. En effet, les décrets statutaires sont très difficiles à modifier.
Pire, cela mettrait fin aux ratios négociés dans nos collectivités, souvent bien supérieurs à ceux pratiqués par l’état et la Fonction Publique Hospitalière.
FO n’acceptera pas de laisser bloquer le déroulement de carrière des agents territoriaux !
Mettre fin aux avancements au minimum : pour la Ministre, il s’agit d’une mesure d’équité entre les différentes fonctions publiques.
Pour Force Ouvrière, cette proposition n’est ni juste ni acceptable. Une mesure de justice consisterait à améliorer les avancements d’échelons dans les 2 autres versants de la fonction publique, et non à les détériorer dans la FPT ! De plus cette dernière viendrait amplifier la perte de pouvoir d’achat que les agents subissent de plein fouet, depuis 5 années !
Allongement des durées de carrière : l’argument avancé est qu’un agent ne doit pas être bloqué en fin de grille avant d’arriver en situation de faire valoir ces droits à la retraite.
Couplée aux ratios définis dans les décrets statutaires, cette mesure risque d’enfermer les agents dans leur grade pour la quasi-totalité de leur carrière.
Pour FO, il existe d’autres solutions telles que l’amélioration des ratios locaux et de véritables possibilités de promotion interne.
Toutes ces annonces, auxquelles il faut ajouter les conséquences de la réforme territoriale et son cortège de fusions et de mutualisations sont autant de raisons pour se mobiliser le 9 avril prochain, dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle.
TOUS EN GREVE ET MANIFESTATIONS LE JEUDI 9 AVRIL
RENDEZ-VOUS A 10H SUR LA PLACE MASSENA A NICE

mardi 31 mars 2015

NON AUX POLITIQUES D’AUSTERITE DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE, OUI AU DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS !

A l’initiative de Force Ouvrière, les organisations syndicales FO, CGT, FSU, Solidaires appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril.
En cohérence avec la déclaration unitaire des organisations de la Fonction publique (FO, CGT, FSU, Solidaires, FA-FPT), les organisations syndicales FO, CGT, FA-FPT, FSU et SUD de la Fonction publique territoriale répondent à cet appel. Il s’agit de s’engager dans un processus de mobilisation pour contrer l’austérité budgétaire renforcée par le Pacte de responsabilité, qui s’appliquent aux collectivités territoriales, aux fonctionnaires et aussi aux citoyens :
·        Avec la réforme territoriale et la prochaine loi NOTRe, qui se traduit par la désorganisation des collectifs de travail dans de nombreux services, par l’augmentation des inégalités entre territoires,
·        Avec les fusions des services, les mobilités forcées, l’augmentation de la souffrance au travail, l’absence de consultation des salariés et des fonctionnaires,
·        Avec des pertes massives d’emplois de personnels territoriaux et par des atteintes fortes aux droits collectivement acquis des agents,
·        Avec le plan d’économies de 11 milliards pour les collectivités territoriales d’ici 2017, qui poursuit la réduction des investissements locaux, des effectifs et de la masse salariale sans se préoccuper des besoins des populations,
·        Avec le gel des salaires et du point d’indice depuis plus de 5 ans, ce gel qui accentue la perte considérable du pouvoir d’achat des fonctionnaires et contractuels. Toutes ces mesures sont liées à la poursuite des politiques d’austérité, massivement rejetée par les fonctionnaires et les contractuels.
Avec les organisations syndicales CGT, FO, FA-FPT, FSU et SUD de la Fonction publique territoriale, elles et ils revendiquent :
·        L’augmentation générale des traitements,
·        L’arrêt des restructurations, des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires,
·        Un plan d’investissement public pour relancer l’économie,
·        Les moyens financiers à la hauteur des besoins pour l’ensemble des secteurs (aide à la personne, petite enfance,...).

Actifs – Retraités
Toutes et tous en grève et manifestons pour dire non à l’austérité
sur la Place Masséna à partir de 10 heures

lundi 12 janvier 2015

Un véritable plan social dans les collectivités territoriales

Alors que la baisse des dotations aux collectivités a déjà impacté les budgets 2015, et que le pire se prépare pour 2016 et 2017, les collectivités territoriales se préparent à faire des économies drastiques.
Les dépenses de fonctionnement seront les premières visées et bien sûr, dans ces dépenses, celles relatives aux agents, sont en ligne de mire.
Les mesures envisagées s’apparentent à un véritable plan social : augmentation du temps de travail, non-remplacement des départs en retraite, blocage des avancements de grades, avancements d’échelons à la durée maximale, diminution des primes…
Cyniquement, ceux qui réfléchissent à ces mesures indiquent que «les agents ne se souviennent des réductions d’effectif que durant 6 mois». NON ! Les agents territoriaux ne sont pas des «poissons rouges» à la mémoire limitée ! Ce sont des femmes et des hommes qui ont à cœur de bien faire leur travail, avec les moyens nécessaires pour le service public.
Ce qui s’annonce pour les régions n’est pas mieux. Dans le cadre des fusions, ce sont des milliers de postes qui vont être supprimés. Là aussi, une baisse du régime indemnitaire et des effectifs est envisagée.
INACCEPTABLE !! INTOLERABLE !!!
Force Ouvrière n’admet pas que les agents territoriaux fassent les frais de la politique d’austérité. La fonction publique territoriale, constituée à 75 % d’agents de catégorie C, a déjà une rémunération moyenne inférieure à celle du privé, ses agents souffrent depuis 5 ans du blocage de la valeur du point et maintenant, certains veulent leur diminuer le régime indemnitaire ?
 
Force Ouvrière ne laissera pas mettre en place ce plan social de la fonction publique territoriale!
 
Nous n’accepterons jamais la mise à mal des agents et du service public local quelles qu’en soient les raisons!
Le secrétariat fédéral

 

mercredi 7 janvier 2015

Chers collègues, chers camarades et chers amis,

Je vous présente, au nom du Groupement départemental des Alpes-Maritimes Force Ouvrière branche des Services Publics ainsi que du Syndicat Force Ouvrière des Territoriaux de Valbonne Sophia Antipolis, tous nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Nous espérons qu'elle sera plus clémente pour les travailleurs que 2014.

La crise est malheureusement toujours et encore le prétexte pour sacrifier les salariés au profit du grand capital.

Les collectivités territoriales sont, bien entendu, dans le lot. Elles feront des économies principalement sur le dos de ses agents qui, trop souvent, subissent de lourdes pressions psychologiques.

Une fois de plus, les fonctionnaires sont les boucs émissaires avec le consentement des politiques de tous bords qui essayent ainsi de couvrir leur gestion déplorable de ce pays.

Les élus vont donc poursuivre le démantèlement des services publics par le biais des privatisations et des suppressions de postes.

2014 a néanmoins été une année militantiste très riche, notamment dans le cadre des élections professionnelles de décembre dernier.

L’ensemble de l’équipe FO tient à vous remercier pour votre participation massive et tout particulièrement les agents qui ont voté pour nos listes.

Ces élections permettent de tirer quelques enseignements. Tout d’abord Force Ouvrière, grâce à vous, progresse au sein de la Fonction Publique Territoriale dans les Alpes-Maritimes avec 18% des suffrages dans les Comités Techniques.

Elle est quasiment première ex aequo pour les Communes de moins de 350 agents avec 30% des suffrages et remporte une victoire écrasante dans les communes où elle s’est présentée pour la première fois avec, en moyenne, 63% des suffrages.

Ce souhait d’être représentés de manière forte légitime clairement les équipes élues, et leur donne un vrai poids de représentativité dans l’ensemble des instances, ainsi que pour les négociations en cours et à venir.

Néanmoins chaque élection n’est ni un commencement ni une fin, mais une continuité. C’est pourquoi continuons à travailler ensemble pour le meilleur avenir possible pour nous tous.

Bonne année à tous, que la santé et la prospérité vous accompagnent tout au long de cette année 2015.

Christian Costa
Secrétaire général FO des territoriaux de la Ville de Valbonne Sophia Antipolis
Secrétaire général départemental FO
 

mercredi 8 octobre 2014

Nouvelle procédure de contrôle des arrêts maladie à compter du 6 octobre 2014 !

 
Les fonctionnaires, qui ne satisfont pas, deux fois sur une période de 24 mois, à leur obligation de transmettre leur avis d’arrêt de travail dans un délai de 48 heures, s’exposent à une réduction pour moitié de leur rémunération.
C’est ce que prévoit le décret relatif à la nouvelle procédure de contrôle des arrêts maladie dans les trois versants de la fonction publique, qui a été publié le dimanche 5 octobre au Journal officiel.
Ce texte est pris en application de l'article 126 de la loi de finances initiale pour 2014, qui avait supprimé le jour de carence applicable dans la fonction publique au 1er janvier 2014, en lui substituant d'autres dispositifs de contrôle.
Cet article 126 met en place une nouvelle procédure de contrôle des congés maladie des fonctionnaires, en créant un mécanisme "visant à raccourcir les délais de transmission des arrêts maladie aux services gestionnaires".
Pour la F.P.T., le premier alinéa de l’article 15 du décret du 30 juillet 1987 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :
Désormais, pour obtenir un congé maladie ou son renouvellement, chaque fonctionnaire territorial devra désormais adresser à l'administration ou à l'établissement dont il relève son « avis d’interruption de travail » (nouvelle appellation d’un arrêt de travail) dans les 48 heures suivant le premier jour d'arrêt.
Le décret précise que cet avis indique, "d'après les prescriptions d'un médecin, d'un chirurgien-dentiste ou d'une sage-femme, la durée probable de l'incapacité de travail".
Jusqu’à présent, pour bénéficier d’un congé maladie, le fonctionnaire devait faire parvenir à l’administration un certificat médical dans un délai de 48 heures, mais aucune sanction n’était prévue en cas de manquement à cette obligation. Avec ce nouveau décret ce n’est plus le cas !
En cas de manquement, l'administration informera l'agent concerné du montant de la réduction de rémunération à laquelle il s'expose en cas de nouvel envoi tardif sur une période de deux ans.
Réduction pour moitié de la rémunération !
Si, dans cette période de 24 mois, le fonctionnaire transmet de nouveau tardivement un avis d’arrêt de travail, l’administration ou l’établissement est fondée à réduire de moitié la rémunération afférente à la période écoulée entre la date d’établissement de l’avis d’arrêt de travail et sa date d’envoi.
La rémunération pouvant être soumise à retenue comprend le traitement indiciaire brut ainsi que les primes et indemnités perçues par le fonctionnaire à l’exception de certaines listées par le décret. Il s’agit :
1.    Les primes et indemnités qui ont le caractère de remboursement de frais ;
2.    Les primes et indemnités liées au changement de résidence, à la primo-affectation, à la mobilité géographique et aux restructurations ;
3.    Les primes et indemnités liées à l’organisation du travail ;
4.    Les avantages en nature ;
5.    Les indemnités d’enseignement ou de jury ainsi que les autres indemnités non directement liées à l’emploi ;
6.    La part ou l’intégralité des primes et indemnités dont la modulation est fonction des résultats et de la manière de servir ;
7.    Les versements exceptionnels ou occasionnels de primes et indemnités correspondant à un fait générateur unique ;
8.    Le supplément familial de traitement ;
9.    L’indemnité de résidence ;
10. La prise en charge partielle du prix des titres d’abonnement correspondant aux déplacements effectués par les agents publics entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail.
Le décret précise que la sanction financière n’est pas appliquée si le fonctionnaire justifie d’une hospitalisation ou, dans un délai de huit jours suivant l’établissement de son avis d’arrêt de travail, de l’impossibilité de l’envoyer dans le délai imparti.
Ces nouvelles dispositions sont applicables à compter du lundi 6 octobre 2014.
Depuis le début de l’instauration du jour de carence pour les fonctionnaires (article 105 de la loi de finances du 28 décembre 2011), FO a revendiqué son abrogation. La suppression du jour de carence a été actée par la loi de finances pour 2014, moyennant une nouvelle procédure de contrôle qui a été présentée au Conseil commun de la fonction publique le 31 mars 2014.
FO a voté contre les nouvelles dispositions en cas d’arrêt maladie qui prévoient des sanctions financières. Celles-ci interviennent dans le contexte du pacte de responsabilité et de la poursuite du gel du point d’indice décidé par le gouvernement.

mercredi 4 juin 2014

"Les collectivités font face à des dépenses qu'elles ne maîtrisent pas"

La fragilité croissante des finances locales a-t-elle désormais des conséquences sur la gestion des personnels ?
Y.K : la diminution de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités obligera les collectivités à réduire les dépenses. Cela risque de passer par le non-remplacement des agents qui partent en retraite, la diminution des avancements de grade et d'échelon des agents, la remise en cause des régimes indemnitaires ou encore la remise en cause des prestations sociales (protection sociale complémentaire...), d'où le risque de voir des agents ne plus prendre de mutuelle santé, de contrats prévoyance, ce qui assure cependant le maintien du salaire en cas de maladie.

Depuis quelques années l'Etat accuse les collectivités d'être dépensières, notamment sur le plan des recrutements et des régimes indemnitaires. Est-ce la réalité ?
Y.K : les collectivités territoriales ont dû faire face aux transferts des missions de l'Etat, mais aussi aux transferts d'agents de l'Etat (environ 100 000 personnes). Cela a nécessité de renforcer les services de gestion (finances, personnel). D'autre part, les collectivités font face à des dépenses obligatoires qu'elles ne maîtrisent pas : l'augmentation de la cotisation retraite, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, l'augmentation des aides sociales pour les départements, l'augmentation du SMIC, qui a eu pour effet de revaloriser les agents de catégorie C qui se retrouvaient en dessous du SMIC. Ces agents représentent 75 % des personnels. Par ailleurs, il faut savoir que le régime indemnitaire des collectivités territoriales est le plus faible au regard de celui des ministères !
 
La reconfiguration territoriale (fusion, regroupement de collectivités...) prévue par l'acte III de la décentralisation peut-elle impacter les personnels ?
Y.K : la reconfiguration territoriale et la loi MAPAM (Modernisation de l'Action Publique et d'Affirmation des Métropoles) n'apportent aucune garantie pour les personnels. Quid des frais de déplacement si l'agent est obligé d'aller travailler sur un autre site ? Quid des avancements de grade ? du régime indemnitaire ? Quid des prestations sociales acquises dans l'ancienne collectivité (mutuelle...). Dans le cadre d'une fusion ou d'un regroupement, que deviendront les postes occupés auparavant ? L'agent conservera-t-il son poste, son emploi ? Pour l'instant, à ce flot de questions il n'y aucune réponse.
 
Yves KOTTELAT, Secrétaire Général de la Fédération SPS-FO
(FO Hebdo n° 3113 du 16/04/2014)