jeudi 15 décembre 2016

Une mobilisation sans précédent du personnel de la Mairie de Valbonne

 
 
1. Un préavis de grève a été déposé par les trois organisations syndicales représentées au Comité Technique de la Mairie de Valbonne Sophia Antipolis (intersyndicale composée de FO, CGT et UNSA Ter) pour toute la journée du jeudi 24 novembre 2016. L’ensemble du personnel communal était concerné par ce préavis : écoles, crèches, services techniques, administratifs, …
 
2. Un rassemblement a été organisé de 15 heures 30 à 18 heures 30 devant la Mairie de Valbonne Sophia Antipolis - 1 place de l’Hôtel de Ville (voir l’article de Nice Matin dans le post du 6 décembre).
 
3. Les revendications portaient (et portent toujours) sur le refus de perdre des acquis sociaux. En effet, à l’occasion du Comité Technique du jeudi 24 novembre 2016, la Collectivité présentait deux délibérations impactant de manière très significative le temps de travail et le régime indemnitaire (prime mensuelle et treizième mois) des employés communaux.
 
4. Il était donc réclamé le retrait des délibérations portant sur la mise en place du nouveau régime indemnitaire et la révision du Protocole d’accord :
  • opposition à l’augmentation de la durée de travail annuelle (ce qui représente 8 jours et demi de congés en moins) sans compensation financière ;
  • rejet du passage d’un cycle de 37 heures 30 hebdomadaires à 35 heures ;
  • demande de garanties vis-à-vis de l’annualisation du temps de travail ;
  • pérennisation du versement de la prime de fin d’année.
5. Le personnel était convié à une assemblée générale le mardi 29 novembre en soirée pour déterminer les suites à donner à ce mouvement.
 
6. Avant cette réunion, le Maire a adressé un message (le mardi 29 novembre dans la matinée) au personnel et à leurs représentants pour annoncer le report des délibérations portant sur le temps de travail et le régime indemnitaire, comme le demandait l'intersyndicale afin de donner du temps à la concertation.
 
7. Face à ce message rouvrant la porte au dialogue social, une grande partie du personnel a souhaité entamer des négociations dans un climat plus serein, mais avec une grande vigilance !
 
8. A suivre… 
 
 
 

mardi 13 décembre 2016

Le GD FO 06 présent au JT de TF1

Christian Costa, Secrétaire Général du Groupement Départemental 06 (Alpes-Maritimes) des Services Publics Territoriaux intervient sur l'absentéisme dans la Fonction Publique Territoriale le mercredi 30 novembre 2016 au journal télévisé de 20h sur TF1.

jeudi 12 novembre 2015

PARUTION DU DECRET NBI QUARTIERS PRIORITAIRES

La suppression des ZUS (Zones Urbaines Sensibles) et la mise en place des quartiers prioritaires de la politique de la ville ont entraîné la suppression du versement de la Nouvelle Bonification Indiciaire pour les agents travaillant dans les ex-ZUS, ou en contact avec le public des ZUS.
Suite à l’interpellation de Force Ouvrière, le CSFPT du 2 juillet a examiné un projet de décret visant à mettre à jour le décret sur la NBI ZUS et rétablir ainsi la NBI pour les agents travaillant dans les quartiers prioritaires ou en contact avec le public de ces quartiers.
Ce décret rétabli également dans leur droit les agents des lycées qui exerçaient des les Zones d’éducation prioritaire et exercent désormais dans les réseaux d’éducation prioritaire ou réseaux d’éducation prioritaire renforcés. 
Ce décret a été publié au journal officiel du 31 octobre 2015 sous le numéro 2015-1386.
Désormais, les agents qui exercent principalement certaines fonctions dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, ou dans les services en périphérie de ces quartiers,et en contact direct avec leur population pourront bénéficier de la NBI avec effet rétroactif au 1er janvier 2015. La rétroactivité ne s’applique pas aux agents des EPLE.
Sont également concernés les agents des EPLE travaillant dans les établissements identifiés en réseau d’éducation prioritaire renforcé et réseau d’éducation prioritaire.
La liste des quartiers prioritaires est fixée par deux décrets (2014-1750 et 1751). 
Le nombre de quartiers prioritaires est inférieur à celui des ZUS. De ce fait, certains agents travaillent désormais dans des ex-ZUS qui n’ont pas été retenues comme quartier prioritaire.
Pour ces collègues, le décret prévoit qu’ils conserveront leur NBI, mais selon un dispositif dégressif :
- jusqu’au 31/12/2017 ils continueront à percevoir la totalité de leur NBI.
- du 1er janvier au 31/12/2018 ils percevront les 2 tiers de leur NBI.
- du 1er janvier au 31/12/2019 ils percevront seulement le tiers de leur bonification indiciaire.
Cette disposition s’applique également pour les villes qui du fait de l’institution des quartiers prioritaires, verraient leur surclassement démographique modifié.

Dispositions transitoires relatives aux EPLE

Des dispositions sont prévues pour les EPLE, autres que les lycées, ouvrant droit à l’indemnité de sujétion spéciale. Les agents continueront à percevoir leur NBI selon le même dispositif dégressif si leur établissement ne figure plus en réseau d’éducation prioritaire renforcé ou réseau d’éducation prioritaire » et figurait en ZEP. 
Enfin, pour les lycées qui ouvraient droit à l’indemnité de sujétion spéciale pour l’année scolaire 2014-2015, les agents qui exerçaient des fonctions ouvrant droit à la NBI continuent à la percevoir durant 2 ans.
Pour les EPLE, le dispositif n’est pas rétroactif, il s’applique à compter du lendemain de la publication du décret, c’est à dire du 1er novembre 2015. 
Il y a donc deux dispositions différentes pour les agents des EPLE, selon qu’ils exercent ou non dans un lycée.
Ce décret rétablit un certain nombre d’agents dans leur droit, avec effet rétroactif au 1er janvier 2015, pour une partie d’entre eux. La Fédération Force Ouvrière des Personnels des Services Publics et des Services de Santé considère cependant, qu’encore une fois des collègues vont va, à terme, voir leur rémunération diminuer alors que les conditions qui avaient justifié le versement de la NBI perdurent et, voire, se sont accentuées compte tenu de la politique d’austérité et de son impact au plan social.

TEMPS DE TRAVAIL DES FONCTIONNAIRES

Le gouvernement a clairement affiché ses leviers pour relancer la croissance et, conséquemment, faire baisser le chômage :

  • Le droit du travail serait trop rigide.
  • La hiérarchie des normes trop contraignante et inadaptée aux réalités des entreprises.
Ce prétexte d’introduire souplesse et flexibilité cache, en réalité, une volonté de faire baisser le coût du travail en faisant travailler plus et en payant moins. Pour preuve, les menaces autour du temps de travail, notamment les 35 heures.
Un chassé-croisé entre gouvernement et patronat pour aboutir finalement à dire que l’on ne touche pas à la loi sur les 35 heures mais que l’on pourrait y déroger sous certaines conditions. C’est au cœur du rapport Combrexelles !
Curieusement, le 17 juillet 2015, le Premier ministre annonce une évaluation sur le temps de travail des fonctionnaires sans qu’il soit envisagé de remettre en cause le principe d’un temps de travail annuel du 1 607 heures (35 heures hebdomadaires annualisées).
Le chef du gouvernement demande à Philippe Laurent, Maire de Sceaux, président du Conseil supérieur de la Fonction publique territoriale) de réaliser un état des lieux, de tirer un bilan de la diversité d’application des 35 heures dont les différents cycles de travail retenus. En outre, Manuel Valls souhaite disposer d’un éclairage particulier sur les agents dits « au forfait » dont le temps de travail ne fait l’objet d’aucun décompte. La ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique a justifié cette mission d’évaluation pour (dixit) : «tordre le cou aux discours selon lesquels les agents ne foutent rien».

FO n’est pas dupe !

La déclaration du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a prouvé que l’intention était une fois de plus de contester le statut général des fonctionnaires et de chercher par tous les moyens à économiser sur la masse salariale des agents publics une première dépense de l’Etat.
Une délégation de l’Union interfédérale des agents de la Fonction publique (Christian Grolier, Philippe Soubirous (FGF-F0) et Johann Laurency (FSPS-FO)) a été auditionnée par la commission présidée par Philippe Laurent et composée de membres de l’inspection générale des Finances, l’inspection générale des affaires sociales, et I ’inspection générale de l’INSEE.
FO a rappelé qu'elle n’était pas demandeuse d’une telle étude. Qu’en son temps, FO avait critiqué fondamentalement la mise en place de 35 heures annualisées. Que les accords qui ont découlé de la loi Sapin de 2000 ont réalisé un compromis entre le passé (Droits acquis et usages) et le nouveau cadre du temps de travail.
La délégation a rejeté toute idée de comparaisons public/privé. 
De même, FO a rappelé que quelles que soient les conclusions de la mission, les anti-fonctionnaires continueraient de s’exprimer contre le service public.
En effet, ceux qui accusent les fonctionnaires de travailler moins que dans le secteur privé, sont des idéologues dont l’objectif est de détruire le service public et ses principes républicains et de substituer le client à l’usager et détruire les solidarités sous-jacentes à notre modèle social.
Pour FO, les restructurations découlant des «réformes» (RGPP, RéATE, MAP, réforme territoriale, HPST, lois de financement, etc.) ont détérioré dramatiquement les conditions de travail donc la qualité de vie au travail.
A cela, il faut ajouter la rigueur salariale au travers du gel du point d’indice qui décourage les agents et leur fait douter de la reconnaissance de leur mission et de leur implication.
Pour la délégation, ouvrir le dossier «temps de travail», c’est ouvrir celui de la rémunération et des congés.
En effet, l’approche peut être quantitative ou qualitative.
La mission a pour objet d’évaluer le temps de travail.
Non seulement, celui qui peut être aisément compté notamment au moyen de badgeuses (l’ancienne pointeuse), mais aussi celui qui est estimé, les forfaits s’affirment comme une préoccupation forte de nos interlocuteurs.
FO a insisté sur le risque inhérent à ce genre d’exercice : ouvrir la boîte de Pandore pourrait engendrer des demandes reconventionnelles.
Le forfait englobe les heures et travaux supplémentaires comme des contraintes particulières.
Si les limites statutaires de déclenchement de forfait méritent d’être examinées, la délégation a rappelé que le rapport au travail des salariés reste très sensible à la gestion du temps. Pointer/badger incite à regarder l’horloge et à forfaitiser à ne pas compter son temps.
Sans tomber dans la caricature, les personnels soumis à des obligations réglementaires de services particulières (enseignants) doivent conserver la latitude que leur permet le temps non contraint pour leur préparation pédagogique.
De même, du fait des spécificités dues aux obligations du service public hospitalier, le temps de travail des agents en horaires continus ou postés doit continuer à être pris en compte. Par ailleurs, concernant le travail en 12 heures, FO a réitéré sa demande d’un moratoire sur cette dérogation.
La question des heures supplémentaires s’avère délicate, voire paradoxale. Les heures supplémentaires masquent l’insuffisance des effectifs et démontrent l’insuffisance des rémunérations.
La délégation a clairement rejeté l’idée de renégocier le temps de travail, le seuil de déclenchement des heures supplémentaires.
Pour l'Union Interfédérale des Agents Territoriaux de la Fonction Publique Territoriale FO (UIAFP-FO), les accords RTT ne doivent pas être remis en cause.
Le passage de 39 heures à 35 heures dans la Fonction publique a tenu compte de l’usage et du droit local souvent installés depuis très longtemps.
Les négociations qui ont prévalu pour mettre en place les accords ont tenu compte des missions propres à chaque secteur concerné.
Enfin, FO a rappelé que la dégradation des conditions de travail et des rémunérations a découragé de nombreux agents.
Remettre en cause leurs congés serait ressenti comme une profonde injustice au regard des efforts qu’ils consentent de gré ou de force pour assurer au mieux le service public.

Communiqué de l'UIAFP-FO

jeudi 24 septembre 2015

Un projet de protocole jugé inacceptable

L’Union Interfédérale des Agents de la Fonction Publique-FO ne signera pas le projet de protocole : « Avenir de la Fonction Publique - Amélioration des parcours professionnels des carrières et des rémunérations.


Le Comité National de la fédération FO des personnels des services publics et des services de santé s’est réuni le 15 septembre 2015. Il a décidé à l’unanimité de ses membres, après consultation des structures départementales et locales de la fédération, de se prononcer contre le projet de protocole.
Le texte est jugé insuffisant, n’offrant pas les revalorisations attendues par les agents. Il remet en cause certaines dispositions statutaires et son volet concernant les ressources humaines accompagne des restructurations dont les agents ne veulent pas.
Ce projet de protocole a été analysé pour son contenu et apprécié dans le contexte actuel.
Nous vous présentons une synthèse des conclusions de FO sur les points principaux  justifiant la position de la fédération et in fine de l’UIAFP-FO.

Contexte : austérité et baisse des budgets confirmées

La politique d’austérité poursuivie par le gouvernement conduit celui-ci à réduire les dépenses publiques pour financer le pacte de responsabilité et pour répondre à l’exigence du traité budgétaire européen de diminuer les déficits publics.
- réduction des dépenses publiques : 50 milliards d’euros d’ici 2017, réduction de la masse salariale de la fonction publique (rapport Cour des Comptes),
- gel du point d’indice depuis 2010 jusqu’en 2016 et peut-être plus, occasionnant une perte de 8 % du pouvoir d’achat,
- restructurations des services, administrations, collectivités et établissements,
- baisse des effectifs de la fonction publique : de plus en plus de contractuels et de moins en moins de fonctionnaires,
- dégradation des conditions de travail sans précédent.
FO considère que le projet de protocole ne répond pas ou de façon très insuffisante aux revendications que nous avons portées tout au long de la négociation, notamment en matière de pouvoir d’achat, de revalorisation des grilles indiciaires, d’amélioration des déroulements de carrière. Un certain nombre de dispositions remettent en cause le statut général sans l’améliorer. Chaque « avancée » comporte une contrepartie visant à minimiser son impact positif éventuel. S’agissant du volet «ressources humaines», il s’attache à prendre des dispositions visant à accompagner, voire faciliter les restructurations en cours et à venir dont les personnels ne veulent pas.

Pouvoir d’achat : valeur du point d’indice toujours gelé !

Le gouvernement a refusé catégoriquement de répondre à la demande unanime des organisations syndicales de revaloriser dès 2015 la valeur du point d’indice et encore moins de prendre des dispositions susceptibles de rattraper la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2010. La Ministre a même déclaré cet été que le gel des rémunérations a permis d’économiser 7 milliards d’euros ! Le protocole prévoit bien, à la demande insistante de FO, une « négociation salariale dès février 2016 », mais il conditionne une éventuelle « revalorisation du point d’indice au vu des indicateurs économiques » : le taux de croissance, les déficits publics, le taux de chômage? Nul ne le sait. En tout état de cause une revalorisation par rapport à l’évolution du coût de la vie et des pertes de pouvoir d’achat n’a pas été retenue.
En validant le protocole nous renoncerions à exiger un rattrapage des pertes antérieures de pouvoir d’achat et une revalorisation au regard de l’évolution du coût de la vie.

Nouvelles grilles indiciaires : copie à revoir

Le protocole prévoit de nouvelles grilles indiciaires pour la catégorie C, la catégorie B, la catégorie A. FO considère la proposition du gouvernement sur la revalorisation des grilles comme insuffisante.
Le calendrier de mise en œuvre s’avère trop étendu dans le temps et devra s’effectuer sous une autre mandature entre 2017 et 2020.
De plus, FO constate que les propositions de revalorisation des grilles sont autofinancées par l’allongement des durées de carrière accentué par la fin des possibilités de réduire les durées d’échelon (suppression des durées minimum ou intermédiaire). L’effort est du côté des agents, pas du gouvernement.
Pour certaines catégories, nous ne disposons pas des projets de grilles indiciaires (270 000 personnels paramédicaux de catégorie A de la fonction publique hospitalière par exemple).
Enfin, le gel de la valeur du point d’indice déprécie automatiquement la revalorisation éventuelle. Ainsi, le tassement de la grille sera toujours présent, la paupérisation des agents de catégorie C, le manque de reconnaissance des personnels qualifiés (toutes catégories confondues) perdureront. Contrairement aux ambitions de la Ministre, l’attractivité de la fonction publique n’est pas au rendez-vous !
Au final nous sommes loin du compte face aux attentes des personnels et par rapport aux revendications portées par FO tout au long de la négociation.

Déroulements de carrière : propositions en trompe l’œil

La construction d’une Fonction publique plus unifiée peut être entendue par Force ouvrière dans la mesure où elle s’inscrit dans une notion de parité entre les grilles indiciaires des mêmes catégories et cadres d’emploi comparables. Par contre, l’UIAFP-FO ne partage la notion de filière telle que portée par le rapport de Bernard Pêcheur. Elle ne prendrait pas en compte les spécificités d’exercice professionnel propres à chacun des versants de la fonction publique.
Par ailleurs, FO est évidemment favorable à ce qu’un agent construise sa carrière sur plusieurs grades mais pour cela il faut prioritairement lever les freins à l’avancement. 
La mise en œuvre d’un principe de carrière doit être un droit réel et non un droit formel. Enfin, garantir simplement un déroulement de carrière sur 2 grades alors même que la grille indiciaire de chaque catégorie (C, B et A) est construite sur 3 grades va encore réduire davantage les possibilités de promotion. Un agent effectuant une carrière complète doit avoir la garantie d’un parcours complet dans son corps ou cadre d’emploi ; d’autant que ce gouvernement allonge les durées de carrière. De plus, rien n’est dit sur la promotion entraînant changement de corps, ou cadres d’emplois…
FO se félicite d’avoir fait retirer l’inscription des ratios pro/pro dans les décrets statutaires. Par ailleurs, FO souligne que les ratios existants sont notoirement insuffisants pour permettre des promotions à la hauteur du nombre d’agents promouvables. 
FO est également fortement opposée à la suppression des réductions d’ancienneté donc de la durée minimale d’avancement d’échelon et des durées intermédiaires. 
Dans la fonction publique territoriale comme dans la fonction publique hospitalière, cela aura pour conséquence d’allonger la durée entre deux échelons ainsi que les conditions nécessaires pour pouvoir bénéficier d’un avancement de grade.
Enfin l’éventuel système proposé est totalement inconnu, s’engager à supprimer les réductions d’ancienneté sans le connaître revient à donner un blanc-seing au gouvernement.

Transformation de primes en points d’indice : le compte n’y est pas

FO a toujours revendiqué l’intégration des primes statutaires dans le traitement pris en compte pour le calcul de la pension. Cependant, les propositions du projet de protocole sur ce point sont très nettement insuffisantes : 3 points pour la catégorie C (13,83 € par mois), 4 points pour le B (18,51 € par mois), et 6 points pour le A (27,77  par mois).
Pour les agents n’ayant pas de primes ou indemnités cela se traduira par une augmentation nette, par contre pour les autres cela n’entraînera aucune revalorisation sur la feuille de paie.
En outre, les modalités de mise en œuvre de cette disposition reste indéfinies.

Volet RH : zone de tous les dangers

Malgré la demande pressante de retirer cette partie de la négociation, la Ministre a choisi de maintenir un volet concernant la gestion des ressources humaines. Cette décision ne s’explique que par la volonté d’associer les organisations syndicales aux restructurations issues des «réformes» en cours ou à venir telles que : la loi portant 
Nouvelle organisation territoriale de la République, la poursuite du processus de territorialisation, les réformes territoriales, la modernisation de l’action publique (la MAP) qui prolonge la RGPP (révision générale des politiques publiques), le projet de loi de modernisation du système de santé.
Il convient de faire disparaître tous les obstacles à la généralisation de la mobilité, de permettre les concentrations-suppressions de services et les dizaines de milliers de suppressions d'emplois, conséquences conjointes. Ainsi à l’État, les statuts particuliers seraient remplacés par des corps interministériels, à la territoriale il faudrait revoir les filières professionnelles. 
Derrière une «simplification de l’architecture statutaire au sein de chacun des versants», il s’agit de lever les obstacles aux mobilités imposées par les restructurations. Ce que FO ne saurait cautionner.
D’autant que les propositions du protocole vont dans le sens des multiples déclarations visant à considérer le statut (comme le code du travail) comme dépassé et inutile, ce que FO condamne vigoureusement.

Au final
Tels sont les principaux points soulevés par les représentants des organisations relevant de la fédération FO des personnels des services publics et des services de santé motivant leur refus de signer le projet de protocole.
Même si FO a réussi sur de nombreux points à obtenir des avancées par rapport au projet initial du gouvernement, cet accord contient toujours des reculs importants pour les fonctionnaires tant en termes de durée de carrière que de changements d’échelons, mais aussi il est loin de répondre aux attentes en terme de revalorisations de la valeur du point d’indice et de la grille indiciaire telles que FO les portent. Enfin, demeure aussi l’inconnue de la validité et de la crédibilité du calendrier des mesures à mettre en œuvre qui s’étale jusqu’en 2020, alors que des élections présidentielles et législatives interviendront en 2017…
Les syndicats et fédérations Force Ouvrière de la Fonction publique considèrent que ce protocole d’accord est insuffisant et n’offre pas la revalorisation attendue par les agents publics.
  • FO refuse, d’ores et déjà, la culpabilisation ou l’ostracisme à l’encontre des organisations syndicales qui déterminent leur mandat en toute indépendance. 
  • FO non signataire des accords de Bercy ne s’estime pas liée par le principe de l’accord majoritaire que le gouvernement utilise quand cela l’arrange. 
  • FO interpelle la Ministre de la Fonction publique, et plus largement le gouvernement, pour améliorer fortement ses propositions, notamment en revalorisant, immédiatement, la valeur du point d’indice.

vendredi 3 avril 2015

Fin des avancements a la durée minimale, ratios fixes dans les décrets statutaires : des propositions inacceptables pour la Fonction Publique Territoriale !

Lors de la réunion d’ouverture des négociations sur les Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations, certaines propositions visant notamment la Fonction Publique Territoriale ont été avancées par Mme Lebranchu et son cabinet.
Force Ouvrière considère que plusieurs d’entre elles sont tout simplement, inacceptables.
Fixation des ratios promus/promouvables dans les décrets statutaires :

Cette disposition bloquerait, quasiment, toute possibilité d’améliorer les ratios. En effet, les décrets statutaires sont très difficiles à modifier.
Pire, cela mettrait fin aux ratios négociés dans nos collectivités, souvent bien supérieurs à ceux pratiqués par l’état et la Fonction Publique Hospitalière.
FO n’acceptera pas de laisser bloquer le déroulement de carrière des agents territoriaux !
Mettre fin aux avancements au minimum : pour la Ministre, il s’agit d’une mesure d’équité entre les différentes fonctions publiques.
Pour Force Ouvrière, cette proposition n’est ni juste ni acceptable. Une mesure de justice consisterait à améliorer les avancements d’échelons dans les 2 autres versants de la fonction publique, et non à les détériorer dans la FPT ! De plus cette dernière viendrait amplifier la perte de pouvoir d’achat que les agents subissent de plein fouet, depuis 5 années !
Allongement des durées de carrière : l’argument avancé est qu’un agent ne doit pas être bloqué en fin de grille avant d’arriver en situation de faire valoir ces droits à la retraite.
Couplée aux ratios définis dans les décrets statutaires, cette mesure risque d’enfermer les agents dans leur grade pour la quasi-totalité de leur carrière.
Pour FO, il existe d’autres solutions telles que l’amélioration des ratios locaux et de véritables possibilités de promotion interne.
Toutes ces annonces, auxquelles il faut ajouter les conséquences de la réforme territoriale et son cortège de fusions et de mutualisations sont autant de raisons pour se mobiliser le 9 avril prochain, dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle.
TOUS EN GREVE ET MANIFESTATIONS LE JEUDI 9 AVRIL
RENDEZ-VOUS A 10H SUR LA PLACE MASSENA A NICE

mardi 31 mars 2015

NON AUX POLITIQUES D’AUSTERITE DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE, OUI AU DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS !

A l’initiative de Force Ouvrière, les organisations syndicales FO, CGT, FSU, Solidaires appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril.
En cohérence avec la déclaration unitaire des organisations de la Fonction publique (FO, CGT, FSU, Solidaires, FA-FPT), les organisations syndicales FO, CGT, FA-FPT, FSU et SUD de la Fonction publique territoriale répondent à cet appel. Il s’agit de s’engager dans un processus de mobilisation pour contrer l’austérité budgétaire renforcée par le Pacte de responsabilité, qui s’appliquent aux collectivités territoriales, aux fonctionnaires et aussi aux citoyens :
·        Avec la réforme territoriale et la prochaine loi NOTRe, qui se traduit par la désorganisation des collectifs de travail dans de nombreux services, par l’augmentation des inégalités entre territoires,
·        Avec les fusions des services, les mobilités forcées, l’augmentation de la souffrance au travail, l’absence de consultation des salariés et des fonctionnaires,
·        Avec des pertes massives d’emplois de personnels territoriaux et par des atteintes fortes aux droits collectivement acquis des agents,
·        Avec le plan d’économies de 11 milliards pour les collectivités territoriales d’ici 2017, qui poursuit la réduction des investissements locaux, des effectifs et de la masse salariale sans se préoccuper des besoins des populations,
·        Avec le gel des salaires et du point d’indice depuis plus de 5 ans, ce gel qui accentue la perte considérable du pouvoir d’achat des fonctionnaires et contractuels. Toutes ces mesures sont liées à la poursuite des politiques d’austérité, massivement rejetée par les fonctionnaires et les contractuels.
Avec les organisations syndicales CGT, FO, FA-FPT, FSU et SUD de la Fonction publique territoriale, elles et ils revendiquent :
·        L’augmentation générale des traitements,
·        L’arrêt des restructurations, des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires,
·        Un plan d’investissement public pour relancer l’économie,
·        Les moyens financiers à la hauteur des besoins pour l’ensemble des secteurs (aide à la personne, petite enfance,...).

Actifs – Retraités
Toutes et tous en grève et manifestons pour dire non à l’austérité
sur la Place Masséna à partir de 10 heures

lundi 12 janvier 2015

Un véritable plan social dans les collectivités territoriales

Alors que la baisse des dotations aux collectivités a déjà impacté les budgets 2015, et que le pire se prépare pour 2016 et 2017, les collectivités territoriales se préparent à faire des économies drastiques.
Les dépenses de fonctionnement seront les premières visées et bien sûr, dans ces dépenses, celles relatives aux agents, sont en ligne de mire.
Les mesures envisagées s’apparentent à un véritable plan social : augmentation du temps de travail, non-remplacement des départs en retraite, blocage des avancements de grades, avancements d’échelons à la durée maximale, diminution des primes…
Cyniquement, ceux qui réfléchissent à ces mesures indiquent que «les agents ne se souviennent des réductions d’effectif que durant 6 mois». NON ! Les agents territoriaux ne sont pas des «poissons rouges» à la mémoire limitée ! Ce sont des femmes et des hommes qui ont à cœur de bien faire leur travail, avec les moyens nécessaires pour le service public.
Ce qui s’annonce pour les régions n’est pas mieux. Dans le cadre des fusions, ce sont des milliers de postes qui vont être supprimés. Là aussi, une baisse du régime indemnitaire et des effectifs est envisagée.
INACCEPTABLE !! INTOLERABLE !!!
Force Ouvrière n’admet pas que les agents territoriaux fassent les frais de la politique d’austérité. La fonction publique territoriale, constituée à 75 % d’agents de catégorie C, a déjà une rémunération moyenne inférieure à celle du privé, ses agents souffrent depuis 5 ans du blocage de la valeur du point et maintenant, certains veulent leur diminuer le régime indemnitaire ?
 
Force Ouvrière ne laissera pas mettre en place ce plan social de la fonction publique territoriale!
 
Nous n’accepterons jamais la mise à mal des agents et du service public local quelles qu’en soient les raisons!
Le secrétariat fédéral

 

mercredi 7 janvier 2015

Chers collègues, chers camarades et chers amis,

Je vous présente, au nom du Groupement départemental des Alpes-Maritimes Force Ouvrière branche des Services Publics ainsi que du Syndicat Force Ouvrière des Territoriaux de Valbonne Sophia Antipolis, tous nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Nous espérons qu'elle sera plus clémente pour les travailleurs que 2014.

La crise est malheureusement toujours et encore le prétexte pour sacrifier les salariés au profit du grand capital.

Les collectivités territoriales sont, bien entendu, dans le lot. Elles feront des économies principalement sur le dos de ses agents qui, trop souvent, subissent de lourdes pressions psychologiques.

Une fois de plus, les fonctionnaires sont les boucs émissaires avec le consentement des politiques de tous bords qui essayent ainsi de couvrir leur gestion déplorable de ce pays.

Les élus vont donc poursuivre le démantèlement des services publics par le biais des privatisations et des suppressions de postes.

2014 a néanmoins été une année militantiste très riche, notamment dans le cadre des élections professionnelles de décembre dernier.

L’ensemble de l’équipe FO tient à vous remercier pour votre participation massive et tout particulièrement les agents qui ont voté pour nos listes.

Ces élections permettent de tirer quelques enseignements. Tout d’abord Force Ouvrière, grâce à vous, progresse au sein de la Fonction Publique Territoriale dans les Alpes-Maritimes avec 18% des suffrages dans les Comités Techniques.

Elle est quasiment première ex aequo pour les Communes de moins de 350 agents avec 30% des suffrages et remporte une victoire écrasante dans les communes où elle s’est présentée pour la première fois avec, en moyenne, 63% des suffrages.

Ce souhait d’être représentés de manière forte légitime clairement les équipes élues, et leur donne un vrai poids de représentativité dans l’ensemble des instances, ainsi que pour les négociations en cours et à venir.

Néanmoins chaque élection n’est ni un commencement ni une fin, mais une continuité. C’est pourquoi continuons à travailler ensemble pour le meilleur avenir possible pour nous tous.

Bonne année à tous, que la santé et la prospérité vous accompagnent tout au long de cette année 2015.

Christian Costa
Secrétaire général FO des territoriaux de la Ville de Valbonne Sophia Antipolis
Secrétaire général départemental FO
 

mercredi 8 octobre 2014

Nouvelle procédure de contrôle des arrêts maladie à compter du 6 octobre 2014 !

 
Les fonctionnaires, qui ne satisfont pas, deux fois sur une période de 24 mois, à leur obligation de transmettre leur avis d’arrêt de travail dans un délai de 48 heures, s’exposent à une réduction pour moitié de leur rémunération.
C’est ce que prévoit le décret relatif à la nouvelle procédure de contrôle des arrêts maladie dans les trois versants de la fonction publique, qui a été publié le dimanche 5 octobre au Journal officiel.
Ce texte est pris en application de l'article 126 de la loi de finances initiale pour 2014, qui avait supprimé le jour de carence applicable dans la fonction publique au 1er janvier 2014, en lui substituant d'autres dispositifs de contrôle.
Cet article 126 met en place une nouvelle procédure de contrôle des congés maladie des fonctionnaires, en créant un mécanisme "visant à raccourcir les délais de transmission des arrêts maladie aux services gestionnaires".
Pour la F.P.T., le premier alinéa de l’article 15 du décret du 30 juillet 1987 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :
Désormais, pour obtenir un congé maladie ou son renouvellement, chaque fonctionnaire territorial devra désormais adresser à l'administration ou à l'établissement dont il relève son « avis d’interruption de travail » (nouvelle appellation d’un arrêt de travail) dans les 48 heures suivant le premier jour d'arrêt.
Le décret précise que cet avis indique, "d'après les prescriptions d'un médecin, d'un chirurgien-dentiste ou d'une sage-femme, la durée probable de l'incapacité de travail".
Jusqu’à présent, pour bénéficier d’un congé maladie, le fonctionnaire devait faire parvenir à l’administration un certificat médical dans un délai de 48 heures, mais aucune sanction n’était prévue en cas de manquement à cette obligation. Avec ce nouveau décret ce n’est plus le cas !
En cas de manquement, l'administration informera l'agent concerné du montant de la réduction de rémunération à laquelle il s'expose en cas de nouvel envoi tardif sur une période de deux ans.
Réduction pour moitié de la rémunération !
Si, dans cette période de 24 mois, le fonctionnaire transmet de nouveau tardivement un avis d’arrêt de travail, l’administration ou l’établissement est fondée à réduire de moitié la rémunération afférente à la période écoulée entre la date d’établissement de l’avis d’arrêt de travail et sa date d’envoi.
La rémunération pouvant être soumise à retenue comprend le traitement indiciaire brut ainsi que les primes et indemnités perçues par le fonctionnaire à l’exception de certaines listées par le décret. Il s’agit :
1.    Les primes et indemnités qui ont le caractère de remboursement de frais ;
2.    Les primes et indemnités liées au changement de résidence, à la primo-affectation, à la mobilité géographique et aux restructurations ;
3.    Les primes et indemnités liées à l’organisation du travail ;
4.    Les avantages en nature ;
5.    Les indemnités d’enseignement ou de jury ainsi que les autres indemnités non directement liées à l’emploi ;
6.    La part ou l’intégralité des primes et indemnités dont la modulation est fonction des résultats et de la manière de servir ;
7.    Les versements exceptionnels ou occasionnels de primes et indemnités correspondant à un fait générateur unique ;
8.    Le supplément familial de traitement ;
9.    L’indemnité de résidence ;
10. La prise en charge partielle du prix des titres d’abonnement correspondant aux déplacements effectués par les agents publics entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail.
Le décret précise que la sanction financière n’est pas appliquée si le fonctionnaire justifie d’une hospitalisation ou, dans un délai de huit jours suivant l’établissement de son avis d’arrêt de travail, de l’impossibilité de l’envoyer dans le délai imparti.
Ces nouvelles dispositions sont applicables à compter du lundi 6 octobre 2014.
Depuis le début de l’instauration du jour de carence pour les fonctionnaires (article 105 de la loi de finances du 28 décembre 2011), FO a revendiqué son abrogation. La suppression du jour de carence a été actée par la loi de finances pour 2014, moyennant une nouvelle procédure de contrôle qui a été présentée au Conseil commun de la fonction publique le 31 mars 2014.
FO a voté contre les nouvelles dispositions en cas d’arrêt maladie qui prévoient des sanctions financières. Celles-ci interviennent dans le contexte du pacte de responsabilité et de la poursuite du gel du point d’indice décidé par le gouvernement.

mercredi 4 juin 2014

"Les collectivités font face à des dépenses qu'elles ne maîtrisent pas"

La fragilité croissante des finances locales a-t-elle désormais des conséquences sur la gestion des personnels ?
Y.K : la diminution de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités obligera les collectivités à réduire les dépenses. Cela risque de passer par le non-remplacement des agents qui partent en retraite, la diminution des avancements de grade et d'échelon des agents, la remise en cause des régimes indemnitaires ou encore la remise en cause des prestations sociales (protection sociale complémentaire...), d'où le risque de voir des agents ne plus prendre de mutuelle santé, de contrats prévoyance, ce qui assure cependant le maintien du salaire en cas de maladie.

Depuis quelques années l'Etat accuse les collectivités d'être dépensières, notamment sur le plan des recrutements et des régimes indemnitaires. Est-ce la réalité ?
Y.K : les collectivités territoriales ont dû faire face aux transferts des missions de l'Etat, mais aussi aux transferts d'agents de l'Etat (environ 100 000 personnes). Cela a nécessité de renforcer les services de gestion (finances, personnel). D'autre part, les collectivités font face à des dépenses obligatoires qu'elles ne maîtrisent pas : l'augmentation de la cotisation retraite, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, l'augmentation des aides sociales pour les départements, l'augmentation du SMIC, qui a eu pour effet de revaloriser les agents de catégorie C qui se retrouvaient en dessous du SMIC. Ces agents représentent 75 % des personnels. Par ailleurs, il faut savoir que le régime indemnitaire des collectivités territoriales est le plus faible au regard de celui des ministères !
 
La reconfiguration territoriale (fusion, regroupement de collectivités...) prévue par l'acte III de la décentralisation peut-elle impacter les personnels ?
Y.K : la reconfiguration territoriale et la loi MAPAM (Modernisation de l'Action Publique et d'Affirmation des Métropoles) n'apportent aucune garantie pour les personnels. Quid des frais de déplacement si l'agent est obligé d'aller travailler sur un autre site ? Quid des avancements de grade ? du régime indemnitaire ? Quid des prestations sociales acquises dans l'ancienne collectivité (mutuelle...). Dans le cadre d'une fusion ou d'un regroupement, que deviendront les postes occupés auparavant ? L'agent conservera-t-il son poste, son emploi ? Pour l'instant, à ce flot de questions il n'y aucune réponse.
 
Yves KOTTELAT, Secrétaire Général de la Fédération SPS-FO
(FO Hebdo n° 3113 du 16/04/2014)

lundi 12 mai 2014

Geler le point d’indice aujourd’hui… c’est baisser les pensions de demain

La frénésie d’économies budgétaires sur le dos des fonctionnaires ne s’arrête pas aux seuls traitements.

En gelant le point d’indice de 2010 jusqu’en 2017 (soit 7 années), le gouvernement fait d’une pierre deux coups :
  • Il agit immédiatement sur la masse salariale des agents publics.
  • Il baisse sur le long terme les futures pensions.
Exemple : entre 2006 et 2013 : 7 années - l’inflation cumulée a été de 13,2 %.
Si le point avait été gelé sur cette période de 7 ans, un agent parti en retraite avec l’indice majoré 515 en 2013 perdrait 228 euros par mois de pouvoir d’achat par rapport à un collègue parti avec le même indice en 2006. Sur 25 années d’espérance de vie en retraite cela représenterait 68 400 euros. Une perte définitive non compensée malgré les futures revalorisations annuelles des retraites basées sur l’inflation constatée.
Dans le secteur privé les 25 meilleures années sont revalorisées au moment de la liquidation. C’est-à-dire recalculées en tenant compte de la hausse des prix. Stopper ce mécanisme provoquerait une levée de bouclier. C’est pourtant ce que fait le gouvernement pour les fonctionnaires en gelant leur traitement.
La France aux ordres de la Commission Européenne, baisse les retraites des fonctionnaires. La FGF-FO dénonce cette spoliation des futurs retraités de la Fonction publique !

Gel du point : Au voleur ! Tous en grève le 15 mai 2014 avec Force Ouvrière

mercredi 7 mai 2014

GREVE ET MANIFESTATION LE JEUDI 15 MAI


Les organisations syndicales : CFDT – CGT – FSU – UNSA et FO des Alpes Maritimes des Fonctions Publiques appellent les agents des trois versants de la Fonction Publique à une journée de grève et de manifestation le 15 mai prochain.

Ensemble, elles dénoncent :
ü Le gel du point d’indice jusqu’en 2017
ü L’absence de négociations salariales
ü La dégradation de la qualité de l’emploi public
ü La politique d’austérité du gouvernement

Ensemble, elles appellent les agents du Service Public à être dans l’action
ü Pour une augmentation du pouvoir d’achat
ü Pour une meilleure qualité des services publics
ü Pour le maintien des emplois publics
ü Pour un vrai service public garantissant aux citoyens l’égalité d’accès

...ET S’OPPOSE
à la politique d’austérité,
Non au plan de 50 milliards d’économies des dépenses publiques
Non au pacte de responsabilité de 30 milliards d’allègement de charges aux entreprises

Assez d’austérité !
 Arrêt du gel du point d’indice
Revalorisation immédiate de 8% du point d’indice
Attribution de 50 points pour tous les échelons
Revalorisation des grilles indiciaires

Augmentez les salaires !

GREVE ET MANIFESTATION LE JEUDI 15 MAI
RASSEMBLEMENT, A NICE,
GARE THIERS, 10 HEURES